Editorial Editorial

JS_05_226 La formation professionnelle à nos frontières

Présentation :

Après des décennies de certitudes («Nous avons le meilleur système de formation professionnelle»), les années quatre-vingt et nonante ont été des années de doute, mais aussi des années d’innovation et de réformes, couronnées par l’entrée en vigueur dès  le 1er

janvier 2004 d’une nouvelle loi fédérale sur la formation professionnelle. Cette nouvelle loi rassemble sous un toit unique l’essentiel des secteurs de la formation professionnelle, réaffirme le poids prépondérant du système dual et d’autres formes d’alternance, dissocie les processus de qualification (examens...) des modalités de formation, renforce les exigences et la qualité en matière de formation professionnelle, etc. Avant même qu’elle puisse déployer tous ses effets, les débats ont repris sur différents thèmes: conditions et réalités de l’accès au marché de la formation professionnelle initiale en entreprise (anciennement «marché de l’apprentissage»), objectifs, contenus et démarches pédagogiques de formation. La journée consacrée à «La formation professionnelle à nos frontières» a pour objectif premier de sortir du débat helvetico-suisse pour jeter quelques coups d’oeil juste à côté de nous, aux pays qui nous entourent... ou presque et auxquels les accords bilatéraux donnent aussi quelques ouvertures nouvelles en Suisse. L’Autriche (mais aussi l’Allemagne) a un système de formation professionnelle proche du nôtre. La France a au contraire la réputation d’en être très éloignée, avec son image de formation «tout scolaire». Pourtant, on y forme des centaines de milliers d’apprenti-e-s – bien plus qu’en Suisse! – et la décentralisation de la formation professionnelle donne de nouvelles chances à son rapprochement avec l’économie. En Italie aussi, la critique du «tout scolaire» croît, et des pistes nouvelles s’esquissent. Enfin, le Luxembourg doit, tout comme la Suisse, affronter les spécificités d’une société multi-culturelle et relever le défi de la transition du secondaire I au secondaire II. Quelles réflexions nouvelles,critiques ou réconfortantes, pouvons-nous tirer de ces réalités et expériences? Peuvent-elles nous aider à mieux situer les questions touchant à la sélection et à l’orientation, aux partenariats, aux contenus, aux rapports au monde du travail, aux coûts et bénéfices, à l’insertion professionnelle? Et sur ce tout dernier thème, précisément, une conférence finale nous permettra de comprendre un peu mieux comment des systèmes de qualification professionnels différents peuvent ou non contribuer à l’efficacité économique.

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